On le sait, le facteur ethnique est fondamental aux Etats-Unis, dans de nombreux domaines. Cependant, je crois que l’on ne s’en étonne pas assez. Il me semble que la résistance au temps d’un terme comme celui de race, par exemple, devrait poser problème. Ce terme, qui n’a plus de justification autre que racialiste depuis le XIXème siècle, c’est-à-dire depuis l’époque où l’on sait que les races humaines n’existent pas, est couramment utilisé en anglais américain, notamment pour définir les origines ethniques des individus lors des recensements par exemple.
En politique, le facteur ethnique (ou le facteur « racial », selon la presse et les divers commentateurs) est de prime importance. Cette semaine, la presse parle du vote hispanique, du vote noir, et du vote amérindien.
Le vote hispanique peut bien entendu être un des facteurs décisifs, du moins dans certains états, ceux du sud-ouest surtout, puisque la communauté est aujourd’hui – et ce depuis quelques années – la plus nombreuse des minorités ethniques aux Etats-Unis. Les candidats courtisent donc ces électeurs. Un sondage récent indique que 47% des Hispaniques voteraient pour Obama, 22% pour McCain. Ce qui laisse une bonne partie de ces électeurs non encore décidés.
Cependant, toute tentative d’explication du vote hispanique peut donner lieu à des simplifications trompeuses. En effet, la communauté hispanique n’est pas véritablement une communauté. Certes, la présence croissante de l’espagnol dans l’environnement sonore et visuel des lieux publics, là encore surtout dans les états du sud-ouest, peut donner l’impression d’une communauté unie qui grandit et colonise la communauté anglophone encore dominante. L’hispanisation de l’environnement quotidien américain ne laisse pas de surprendre le visiteur. Pourtant, l’histoire de la présence des Latinos aux Etats-Unis est complexe, et loin d’être un facteur d’unification.
Si aujourd’hui, le commun des électeurs a tendance à penser aux Hispaniques comme des immigrants clandestins mexicains, de très nombreux hispaniques ont une histoire américaine de longue date, qui précède même celle des anglophones. Les territoires des états de Californie, du Nevada, du Nouveau Mexique, de l’Arizona, du Texas, du Colorado furent colonisés par les Espagnols, qui devinrent Mexicains en 1821, avant de devenir Etats-Uniens en 1848.
Il est très possible que les descendants de ces premiers colons, qui sont nés aux Etats-Unis et y ont toujours vécu, aient des préoccupations aujourd’hui qui recoupent en partie celles des membres de la classe dominante anglophone, notamment vis-à-vis de l’immigration. La question de l’assimilation ne se pose pas non plus dans les mêmes termes pour ces électeurs que pour ceux qui ont été naturalisé.
Dans les élections précédentes, dans lesquelles le facteur religieux avait une place prépondérante, de nombreux Hispaniques, catholiques, votaient pour le candidat républicain, qui semblait être, d’un point de vue religieux, le plus moral. Les néo-conservateurs, certes, n’étaient pas catholiques, mais leur condamnation de l’avortement, du mariage gay et lesbien, etc., etc., rassemblaient tous les conservateurs religieux, quelle que soit leur dénomination.
Cette année, au point où en est la campagne aujourd’hui, les fondamentalistes semblent avoir perdu de leur influence, tout du moins sur les candidats. John McCain, qui ne se réclame guère de la présidence actuelle, n’a pas encore focalisé son discours sur les questions qui motivent souvent le vote de ces nombreux électeurs pour qui la morale religieuse passe avant l’augmentation du prix des carburants ou du lait.
Le fait religieux sera donc, peut-être, moins déterminant dans le vote hispanique.
En revanche, ce qui peut prendre davantage de place, c’est justement le facteur ethnique. Certaines tensions existent toujours entre la communauté hispanique et la communauté noire. Par ailleurs, bien que le gouverneur Richardson, du Nouveau Mexique, -- et par ailleurs superdélégué du parti démocrate – ait exprimé très tôt son soutien au candidat Obama dans la course à l’investiture, la communauté hispanique a largement voté pour Hillary Clinton.
En bref, la campagne en ce moment, se focalise beaucoup sur des questions de couleur de peau, d’origines ethniques, assez peu encore sur des questions géopolitiques ou économiques.
Dans de prochains envois, je rendrai compte de ce qu’on lit et entend à propos du vote noir et de celui des amérindiens.
Adishats
Tuesday, July 15, 2008
Saturday, July 12, 2008
Nicolas, Barack et Jesse, off
Parfois surprenantes les ressemblances que l’on trouve entre la politique américaine et la politique française vues au prisme des médias qui, grâce à l’internet, n’ont plus aucun secret pour nous (du moins veut-on le croire pour se sentir un peu plus maître de nos pensées).
Il y a à peine deux semaines, l’internet trahissait le monde politico-médiatique en diffusant ce que Nicolas Sarkozy avait osé dire, en off, avant son interview sur France 3. La France, ou une partie d’entre elle, s’était émue de ce que le Président se fut ému du « manque d’éducation » du technicien qui avait refusé de le saluer et de ce qu’il ait promis du changement dans l’audio-visuel public. Peu importe qu’il s’avéra que Sarko ne faisait pas là référence à ses réformes du service public mais qu’il répondait à une remarque inaudible d’une journaliste sur le plateau à propos de la culture bien française du manifestant. L’occasion était trop belle pour ne pas la saisir, l’occasion que nous donnait une fois de plus les médias de voir Sarko tel qu’il est vraiment. Le problème, c’est que depuis son désormais mondialement célèbre « Casse-toi pôv’ con », l’intéressé a mis la barre haut, et il nous faut nous inventer des histoires pour jouir de ce privilège qu’est le nôtre, et rien que le nôtre, de savoir sur notre Président quelque chose que nul autre ne peut savoir. Car c’est bien ce sentiment bêtement humain qui nous excite lorsque nous visionnons une séquence du off, bien que nous soyons très conscients des milliers de visionnages enregistrés par le compteur de youtube.com.
Soit dit en passant, je trouve dans cette vidéo bien plus problématique le dialogue entre le Président et le journaliste Leclerc : « Alors, ils t’ont mis au placard pendant deux ans ! ... ». Connivence, copinage, intervention du politique dans la vie interne d’une entreprise des médias, etc, etc.
Bref, ici aussi, aux Etats-Unis, les mêmes instincts bêtement humains des téléspectateurs ont été satisfaits par les mêmes médias manipulateurs.
C’est Jesse Jackson, le célèbre pasteur noir, qui fut l’auteur de ce que l’on appelle ici « a hot mike blunder », une « bourde au micro chaud », c’est-à-dire au micro allumé. Jesse Jackson, avant que l’antenne soit à lui, murmure à son voisin: « See, Barack been, um, talking down to black people on this faith-based thing... I wanna cut his nuts off!”, cette dernière remarque ambitieuse étant accompagné d’un geste vigoureux du bras au bout duquel on imagine aisément une main se refermer en un poing sur une partie anatomique particulièrement sensible du candidat démocrate à l’élection présidentielle avant d’être retirée fermement emportant avec elle tout ce qu’elle aura pu saisir.
A mon avis, Jesse n’a fait qu’exprimer un sentiment de frustration pour quelqu’un qu’il apprécie, comme on pourrait dire de ses enfants, dans un moment d’impatience rageuse, « j’ai envie de lui arracher la tête ».
Mais comme nous sommes aux Etats-Unis, il a présenté des excuses publiques moins de vingt-quatre heures plus tard.
Malheureusement pour Barack Obama, cette bourde fut commise sur Fox News, une chaîne entièrement dévouée aux conservateurs (Jean-Pierre Pernaut y ferait figure de gauchiste révolutionnaire). Par conséquent, sur son site internet, Fox non seulement diffuse ces images censées être privées, mais également les manipule afin de communiquer un message bien plus insidieusement destructeur que l’emportement du pasteur. Un montage passe la remarque de Jackson, puis la repasse mais en partie seulement, en s’arrêtant sur l’idée que Barack se montre condescendant envers les Noirs. On utilise le prétexte de la bourde pour en fait diffuser à l’envi un commentaire qui pourrait nuire au candidat démocrate. Et le tour est joué.
Les médias français ont tant à apprendre de Fox News.
Dans les prochains épisodes, je vous parlerai de ma première réunion de campagne démocrate, et du nouvel exploit de Pixar, Wall-E, l’histoire d’un petit robot solitaire qui indigne les conservateurs. En attendant, emmenez vos enfants voir ce film et si vous n’en avez pas, empruntez-en quelques-uns pour vous donner un alibi.
Il y a à peine deux semaines, l’internet trahissait le monde politico-médiatique en diffusant ce que Nicolas Sarkozy avait osé dire, en off, avant son interview sur France 3. La France, ou une partie d’entre elle, s’était émue de ce que le Président se fut ému du « manque d’éducation » du technicien qui avait refusé de le saluer et de ce qu’il ait promis du changement dans l’audio-visuel public. Peu importe qu’il s’avéra que Sarko ne faisait pas là référence à ses réformes du service public mais qu’il répondait à une remarque inaudible d’une journaliste sur le plateau à propos de la culture bien française du manifestant. L’occasion était trop belle pour ne pas la saisir, l’occasion que nous donnait une fois de plus les médias de voir Sarko tel qu’il est vraiment. Le problème, c’est que depuis son désormais mondialement célèbre « Casse-toi pôv’ con », l’intéressé a mis la barre haut, et il nous faut nous inventer des histoires pour jouir de ce privilège qu’est le nôtre, et rien que le nôtre, de savoir sur notre Président quelque chose que nul autre ne peut savoir. Car c’est bien ce sentiment bêtement humain qui nous excite lorsque nous visionnons une séquence du off, bien que nous soyons très conscients des milliers de visionnages enregistrés par le compteur de youtube.com.
Soit dit en passant, je trouve dans cette vidéo bien plus problématique le dialogue entre le Président et le journaliste Leclerc : « Alors, ils t’ont mis au placard pendant deux ans ! ... ». Connivence, copinage, intervention du politique dans la vie interne d’une entreprise des médias, etc, etc.
Bref, ici aussi, aux Etats-Unis, les mêmes instincts bêtement humains des téléspectateurs ont été satisfaits par les mêmes médias manipulateurs.
C’est Jesse Jackson, le célèbre pasteur noir, qui fut l’auteur de ce que l’on appelle ici « a hot mike blunder », une « bourde au micro chaud », c’est-à-dire au micro allumé. Jesse Jackson, avant que l’antenne soit à lui, murmure à son voisin: « See, Barack been, um, talking down to black people on this faith-based thing... I wanna cut his nuts off!”, cette dernière remarque ambitieuse étant accompagné d’un geste vigoureux du bras au bout duquel on imagine aisément une main se refermer en un poing sur une partie anatomique particulièrement sensible du candidat démocrate à l’élection présidentielle avant d’être retirée fermement emportant avec elle tout ce qu’elle aura pu saisir.
A mon avis, Jesse n’a fait qu’exprimer un sentiment de frustration pour quelqu’un qu’il apprécie, comme on pourrait dire de ses enfants, dans un moment d’impatience rageuse, « j’ai envie de lui arracher la tête ».
Mais comme nous sommes aux Etats-Unis, il a présenté des excuses publiques moins de vingt-quatre heures plus tard.
Malheureusement pour Barack Obama, cette bourde fut commise sur Fox News, une chaîne entièrement dévouée aux conservateurs (Jean-Pierre Pernaut y ferait figure de gauchiste révolutionnaire). Par conséquent, sur son site internet, Fox non seulement diffuse ces images censées être privées, mais également les manipule afin de communiquer un message bien plus insidieusement destructeur que l’emportement du pasteur. Un montage passe la remarque de Jackson, puis la repasse mais en partie seulement, en s’arrêtant sur l’idée que Barack se montre condescendant envers les Noirs. On utilise le prétexte de la bourde pour en fait diffuser à l’envi un commentaire qui pourrait nuire au candidat démocrate. Et le tour est joué.
Les médias français ont tant à apprendre de Fox News.
Dans les prochains épisodes, je vous parlerai de ma première réunion de campagne démocrate, et du nouvel exploit de Pixar, Wall-E, l’histoire d’un petit robot solitaire qui indigne les conservateurs. En attendant, emmenez vos enfants voir ce film et si vous n’en avez pas, empruntez-en quelques-uns pour vous donner un alibi.
Thursday, July 3, 2008
Ingrid et John
Je ne m'attendais pas à publier un deuxième texte si tôt sur mon blog. Je ne suis pas encore aux Etats-Unis, au coeur de la campagne.
Hier soir, peu après l'envoi de mon premier texte d'introduction, j'ai allumé la télévision. "Excellente nouvelle," m'annonçait David Pujadas dans un flash spécial. Après six années de détention aux mains des FARC, Ingrid Betancourt était enfin libérée. Il se trouve que j'héberge ces jours-ci un ami colombien. "Camilo, Ingrid Betancourt is free!" Son incrédulité, suivie de sa joie et de son émotion, non dissimulées, faisaient plaisir à voir. Nous avons passé l'heure suivante devant l'écran, qui nous montrait en direct l'arrivée de l'ex-otage -- comme les journalistes l'appellent désormais --, les discours de chacun des quatorze autres otages libérés avec elle, puis enfin sa déclaration, émouvante, énergique, lucide, heureuse, reconnaissante, émouvante, émouvante, émouvante.
Je suis allé me coucher. Camilo a continué la nuit au téléphone avec sa famille en Colombie. Dans la pièce d'à-côté, je devinais beaucoup de joie.
Quel rapport avec le thème annoncé de ce blog?
Devant la télé hier soir, j'ai appris que John McCain, hasard de calendrier, était en Colombie au moment du sauvetage d'Ingrid.
Il n'a rien à voir avec l'heureux événement, mais il était là-bas, et il ne sera pas étonnant d'entendre le nom d'Ingrid Betancourt dans ses prochaines interventions.
Le fait est que les Etats-Unis ont joué un rôle dans la libération des otages. L'heure, pourtant, est aux félicitations abondantes à l'armée colombienne et au Président Alvaro Urribe. Le succès et l'audace de l'opération sont incontestables. Le triomphe est sans doute mérité. L'émotion et la joie sont grandes. On laisse le président colombien profiter de sa gloire et de son immense popularité auprès des Colombiens.
Bientôt, pourtant, on entendra que les Etats-Unis ont joué un rôle significatif dans cette opération, puisque les Américains, dont trois des leurs étaient également otages, ont mis à disposition de l'armée colombienne des moyens techniques -- satellitaires -- importants pour mener à bien leur opération de sauvetage. Soit dit en passant, cet aide fut apparemment plus pragmatique et efficace, sinon aussi spectaculaire, que celle de l'Etat français -- et je parle bien de l'Etat, pas des nombreux français qui se sont mobilisés pour faire campagne pour la libération d'Ingrid Betancourt -- dont le chef, Nicolas Sarkozy, a fait beaucoup de diplomatie et a déclaré qu'il serait prêt à aller chercher Ingrid lui-même dans la jungle colombienne!
Les Etats-Unis -- ceux de George W. Bush!! -- ont prêté leurs satellites.
Il ne sera donc pas étonnant, dans les jours qui viennent, que le succès de l'armée colombienne devienne un succès américain, un succès de Bush!
Certes, John McCain, comme tous les autres candidats à l'investiture du parti républicain, n'ont jamais exprimé une grande admiration pour leur président sortant. Si les militants démocrates brandissent haut des pancartes qui disent "McCain = Bush III", ça n'est pas pour plaire au candidat républicain.
Pourtant, McCain, comme Bush, est un va-t-en-guerre. Il ne cache pas qu'il est prêt à engager son pays en Irak pendant cent ans s'il le faut. Et Urribe, depuis quelques années, a mené envers les FARC une politique qui sied bien à McCain. John ne manquera pas de se reconnaître dans cette politique, peut-être même ira-t-il jusqu'à citer Urribe en exemple dans le domaine de la lutte contre le terrorisme. Certainement, cet événement va surgir dans la campagne. Je m'avance peut-être. J'espère que je me trompe. Mais la machine républicaine recule devant peu de choses lorsqu'elle est en campagne.
A suivre.
Adishats
Hier soir, peu après l'envoi de mon premier texte d'introduction, j'ai allumé la télévision. "Excellente nouvelle," m'annonçait David Pujadas dans un flash spécial. Après six années de détention aux mains des FARC, Ingrid Betancourt était enfin libérée. Il se trouve que j'héberge ces jours-ci un ami colombien. "Camilo, Ingrid Betancourt is free!" Son incrédulité, suivie de sa joie et de son émotion, non dissimulées, faisaient plaisir à voir. Nous avons passé l'heure suivante devant l'écran, qui nous montrait en direct l'arrivée de l'ex-otage -- comme les journalistes l'appellent désormais --, les discours de chacun des quatorze autres otages libérés avec elle, puis enfin sa déclaration, émouvante, énergique, lucide, heureuse, reconnaissante, émouvante, émouvante, émouvante.
Je suis allé me coucher. Camilo a continué la nuit au téléphone avec sa famille en Colombie. Dans la pièce d'à-côté, je devinais beaucoup de joie.
Quel rapport avec le thème annoncé de ce blog?
Devant la télé hier soir, j'ai appris que John McCain, hasard de calendrier, était en Colombie au moment du sauvetage d'Ingrid.
Il n'a rien à voir avec l'heureux événement, mais il était là-bas, et il ne sera pas étonnant d'entendre le nom d'Ingrid Betancourt dans ses prochaines interventions.
Le fait est que les Etats-Unis ont joué un rôle dans la libération des otages. L'heure, pourtant, est aux félicitations abondantes à l'armée colombienne et au Président Alvaro Urribe. Le succès et l'audace de l'opération sont incontestables. Le triomphe est sans doute mérité. L'émotion et la joie sont grandes. On laisse le président colombien profiter de sa gloire et de son immense popularité auprès des Colombiens.
Bientôt, pourtant, on entendra que les Etats-Unis ont joué un rôle significatif dans cette opération, puisque les Américains, dont trois des leurs étaient également otages, ont mis à disposition de l'armée colombienne des moyens techniques -- satellitaires -- importants pour mener à bien leur opération de sauvetage. Soit dit en passant, cet aide fut apparemment plus pragmatique et efficace, sinon aussi spectaculaire, que celle de l'Etat français -- et je parle bien de l'Etat, pas des nombreux français qui se sont mobilisés pour faire campagne pour la libération d'Ingrid Betancourt -- dont le chef, Nicolas Sarkozy, a fait beaucoup de diplomatie et a déclaré qu'il serait prêt à aller chercher Ingrid lui-même dans la jungle colombienne!
Les Etats-Unis -- ceux de George W. Bush!! -- ont prêté leurs satellites.
Il ne sera donc pas étonnant, dans les jours qui viennent, que le succès de l'armée colombienne devienne un succès américain, un succès de Bush!
Certes, John McCain, comme tous les autres candidats à l'investiture du parti républicain, n'ont jamais exprimé une grande admiration pour leur président sortant. Si les militants démocrates brandissent haut des pancartes qui disent "McCain = Bush III", ça n'est pas pour plaire au candidat républicain.
Pourtant, McCain, comme Bush, est un va-t-en-guerre. Il ne cache pas qu'il est prêt à engager son pays en Irak pendant cent ans s'il le faut. Et Urribe, depuis quelques années, a mené envers les FARC une politique qui sied bien à McCain. John ne manquera pas de se reconnaître dans cette politique, peut-être même ira-t-il jusqu'à citer Urribe en exemple dans le domaine de la lutte contre le terrorisme. Certainement, cet événement va surgir dans la campagne. Je m'avance peut-être. J'espère que je me trompe. Mais la machine républicaine recule devant peu de choses lorsqu'elle est en campagne.
A suivre.
Adishats
Wednesday, July 2, 2008
Explication de titre
Vous lisez le premier texte de mon tout nouveau blog, intitulé Barack, John & I (and a few others).
Encore un blog! Je cède moi aussi à cette mode. Je veux moi aussi devenir quelqu'un dans la blogosphère! Cependant, le premier objectif de ce blog vous intéressera peut-être.
Vous n'êtes pas sans le savoir, cette année 2008 est une année présidentielle aux Etats-Unis. Cette élection a déjà suscité chez nous en France, dans sa première phase -- celle des primaires -- un enthousiasme et des passions médiatiques je crois sans précédents. Les Français veulent tellement voir George W. Bush partir qu'ils s'intéressent à la campagne présidentielle du pays qu'ils adorent détester comme jamais auparavant.
Il se trouve que je vais passer les six prochains mois (du 10 juillet au 29 décembre 2008) aux Etats-Unis, plus particulièrement en Oklahoma. J'espère donc ainsi profiter d'un point de vue exceptionnel, et vous en faire profiter, si toutefois le sujet vous intéresse.
Le plus régulièrement possible, je vous rendrai compte de ce que je vois (peut-être aussi de ce que je pense) et que peut-être vous ne voyez pas de là-bas, de l'autre côté de l'Atlantique. J'espère être capable de vous apporter un point de vue original sur une campagne qui ne manquera pas de faire couler beaucoup d'encre, quelle qu'en soit l'issue, dans l'hexagone.
Je vous parlerai donc de Barack et de John (puisque les médias ont pris l'habitude de parler de Mme Clinton, candidate malheureuse à l'investiture du parti démocrate, en l'appelant par son prénom, je rétablirai un peu la balance du sexisme en appelant les autres candidats par leur prénom également), je vous parlerai de moi ( surtout de ce que je pense de tout ça, en essayant de rester le plus neutre possible sans pour autant viser l'objectivité; les journalistes s'en passent souvent, alors je ne vois pas pourquoi je ne pourrais pas m'en passer moi aussi), et je vous parlerai de quelques autres, c'est-à-dire des électeurs que je rencontrerai et qui voudront bien me parler.
Le titre du blog est en anglais, je viens de m'en apercevoir, car il est possible que certains textes à suivre soient rédigés en anglais. Peut-être prendrai-je le temps de les traduire. Aucune raison particulière ne présidera au choix d'une langue ou l'autre pour la rédaction des textes. Cela sera juste une question d'humeur, I guess.
Pour l'heure, je suis toujours en France. Je décolle dans une semaine et quelques heures. A partir de ce moment-là, je serai dans le bain, et je peux donc intervenir à tout moment.
Voilà, j'espère que tout ceci vous intéressera, j'espère que j'aurai la capacité de vous fidéliser, et j'espère surtout que vous réagirez et que vous me ferez part de vos pensées.
Adishats
Encore un blog! Je cède moi aussi à cette mode. Je veux moi aussi devenir quelqu'un dans la blogosphère! Cependant, le premier objectif de ce blog vous intéressera peut-être.
Vous n'êtes pas sans le savoir, cette année 2008 est une année présidentielle aux Etats-Unis. Cette élection a déjà suscité chez nous en France, dans sa première phase -- celle des primaires -- un enthousiasme et des passions médiatiques je crois sans précédents. Les Français veulent tellement voir George W. Bush partir qu'ils s'intéressent à la campagne présidentielle du pays qu'ils adorent détester comme jamais auparavant.
Il se trouve que je vais passer les six prochains mois (du 10 juillet au 29 décembre 2008) aux Etats-Unis, plus particulièrement en Oklahoma. J'espère donc ainsi profiter d'un point de vue exceptionnel, et vous en faire profiter, si toutefois le sujet vous intéresse.
Le plus régulièrement possible, je vous rendrai compte de ce que je vois (peut-être aussi de ce que je pense) et que peut-être vous ne voyez pas de là-bas, de l'autre côté de l'Atlantique. J'espère être capable de vous apporter un point de vue original sur une campagne qui ne manquera pas de faire couler beaucoup d'encre, quelle qu'en soit l'issue, dans l'hexagone.
Je vous parlerai donc de Barack et de John (puisque les médias ont pris l'habitude de parler de Mme Clinton, candidate malheureuse à l'investiture du parti démocrate, en l'appelant par son prénom, je rétablirai un peu la balance du sexisme en appelant les autres candidats par leur prénom également), je vous parlerai de moi ( surtout de ce que je pense de tout ça, en essayant de rester le plus neutre possible sans pour autant viser l'objectivité; les journalistes s'en passent souvent, alors je ne vois pas pourquoi je ne pourrais pas m'en passer moi aussi), et je vous parlerai de quelques autres, c'est-à-dire des électeurs que je rencontrerai et qui voudront bien me parler.
Le titre du blog est en anglais, je viens de m'en apercevoir, car il est possible que certains textes à suivre soient rédigés en anglais. Peut-être prendrai-je le temps de les traduire. Aucune raison particulière ne présidera au choix d'une langue ou l'autre pour la rédaction des textes. Cela sera juste une question d'humeur, I guess.
Pour l'heure, je suis toujours en France. Je décolle dans une semaine et quelques heures. A partir de ce moment-là, je serai dans le bain, et je peux donc intervenir à tout moment.
Voilà, j'espère que tout ceci vous intéressera, j'espère que j'aurai la capacité de vous fidéliser, et j'espère surtout que vous réagirez et que vous me ferez part de vos pensées.
Adishats
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